Trop chère la cantine !

cantineIntervention de M. Hervé Grollier

« Il arrive que l’on soit parfois interpellé sur le coût du repas de notre restauration collective à Saint-Charles. Et quelques jugements rapides, parfois peu amènes, nous reprochent tant le prix du repas que sa qualité… Je souhaiterais ici apporter un éclairage précis sur cette question de la restauration qui touche à la fois à l’éducatif et au financier.

En premier lieu, il convient de considérer une différence importante entre une restauration familiale, issue de tradition culturelle qui se limite généralement à quelques personnes et une restauration collective qui traite plus de 2000 repas par jour.

La société Resteco, partenaire depuis maintenant dix années de Saint-Charles, a à cœur de proposer des menus équilibrés, sous le contrôle d’une diététicienne. Cela veut dire que chaque jour, il est bien proposé plusieurs entrées au choix, deux plats principaux au choix et des desserts là aussi au choix. Il arrive que certains élèves mangent peu, parce qu’ils disent ne pas « aimer », se contentant de pain et de dessert et rentrent le soir en disant qu’il n’y avait rien à manger… Notre encadrement éducatif reste vigilant sur cette question et plusieurs fois par an amène certains parents à considérer non pas la « défaillance » de notre restauration, mais le comportement individuel de leur enfant. Et il est toujours possible aux parents qui doutent de venir vérifier sur place cette qualité.

Quel parent n’a pas ou n’a pas eu à la maison cette question du « caprice » de l’enfant. Nous avons les mêmes à Saint-Charles !

En ce qui concerne le tarif de la restauration, il parait parfois élevé aux yeux de certains. Là encore comparons ce qui est comparable :

En restauration familiale, le panier de la ménagère se limite principalement au coût des provisions hebdomadaires et l’on a tendance à oublier tous les frais connexes (cout de la cuisine, achat des appareils ménagers, cout de l’énergie, déplacements, temps passé…)

En restauration collective tous ces frais sont comptabilisés par la société prestataire qui emploie son personnel, paye ses déplacements et fournisseurs, et a ses propres investissements à amortir.

A Saint-Charles, c’est l’OGEC qui assume financièrement l’outil de production (bâtiment, cuisines, fluides, entretien). Pour exemple, depuis 2012, nous avons dû remplacer 2 chaines de distribution (chaud et froid) du restaurant élèves,  celle de l’école et celle du collège et nous allons changer la chaine de distribution du lycée cet été (coût avec les aménagements : 100 000 € pour chaque opération. En 5 ans pour l’espace restauration, nous aurons ainsi dépensé 730 000 € en aménagements et renouvellement de matériel, et cela sans compter les frais d’entretien courant (de l’ordre de 45 000 € par an)

Aux chiffres indiqués ci-dessus il convient également de rajouter : les frais de surveillance, les fluides, les travaux du service technique, et les contrats d’entretien globaux pour Saint Charles qui intègre le secteur de la restauration.

Cela veut donc dire que le prix du repas intègre le coût Resteco et le coût Saint-Charles. Non, Saint-Charles ne fait pas de « beurre » sur le dos des parents et le prix du repas est bien la réalité financière du service proposé.

Il reste néanmoins qu’un nombre important de lycéens externes a l’autorisation parentale pour aller déjeuner à l’extérieur. On les retrouve ainsi, parfois transis sous les porches, à manger sandwiches et frites pour un prix proche de ce que propose pourtant Saint-Charles, pour un repas plus équilibré.

Je ne peux m’empêcher de m’interroger sur la question éducative d’un tel phénomène, sans parler de la sécurité et du civisme collectif. Sans doute, comme le « doudou électronique » assistons-nous à une évolution sociétale. Est-ce que les choses vont dans le bon sens ? J’en suis moins sur…

Certes, tout n’est pas parfait dans le meilleur des mondes et nous restons extrêmement vigilants avec l’APEL sur cette question. Nos cinq commissions de restauration annuelles où sont présents représentants de parents et d’élèves permettent d’apporter les correctifs nécessaires et sont force de proposition auprès de Resteco qui a une réelle expertise dans le monde éducatif depuis plus de 40 ans.

Et il reste toujours possible d’interpeller l’Apel (par le biais de leur site internet apelstcharles91.com) où l’encadrement de l’établissement pour des précisions ou des suggestions.

Prochainement, la législation va nous imposer le traitement de nos déchets organiques. Nous allons donc éduquer à partir de la prochaine rentrée, chaque demi-pensionnaire au tri de ses déchets. Cela de façon simple et responsable. Il y va là aussi d’une responsabilité collective du « développement durable » et de la sauvegarde de notre planète. Un nouvel enjeu auquel nous vous remercions de vous associer.

Croyez bien, chers parents, à notre vigilance éducative dans ce domaine comme dans les autres et nous vous remercions de votre confiance. »

Le Chef d’établissement Coordinateur
Hervé Grollier